Allons, ne te retourne pas, Tu ne verras que des gravats… Passé à jamais révolu, Amours figées dans l’absolu. Le temps ne s’est pas arrêté, Dans sa course, il a emporté Ce qu’il restait de ton enfance, Comme de ton adolescence. A quoi bon courir et chercher Souvenirs désormais cachés Dans ce qui fût un jour présent… Aujourd’hui à jamais absent. Et pourtant, un même soleil Continue de briller, vermeil, Sur ces vieilles pierres qui furent L’abri de ton être futur. Imaginais-tu, autrefois, Ce que serait un jour ta voie ? Et pourtant, ton regard d’enfant Scrutait l’horizon, loin devant… Mais déjà, tu le voyais vide… Car malgré ton air impavide, Ton cœur sensible était la proie De tous les tourments, des émois Les plus fous, de joies dispersées Comme de rêves insensés… Allons, ne te retourne pas Et regarde droit devant toi. Le temps ne s’arrête jamais, Pourtant, quelques fois il transmet, Par un beau rêve caressé, Quelques cailloux à ramasser… © Patricia M. 00038155 |
dimanche 10 octobre 2010
Ne te retourne pas
Publié par Faëlivrin dans :
Mes Poèmes
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