Qui va pleurer un pauvre clochard Qu'on aura trouvé mort, sous un pont, Un soir d'hiver, de pluie, de brouillard ? Pauvre hère, vêtu de haillons, Cherchant en vain quelque nourriture, Serrant fort sous un bras ton litron, Quelle fût, de ta vie la peinture. Quel événement l'a donc noircie... A quoi bon se perdre en conjectures ? As-tu choisi ce chemin précis, Menant tout droit à la déchéance, Pour fuir Dieu sait quels sombres soucis, Surgis, peut-être, de ton enfance, Laissant ainsi ta vie s'écouler Dans une sombre, éternelle errance ? La Seine continue de couler, Paresseusement, au long des quais, Fuyant la misère refoulée Qui s'y vautre et parfois, s'y complait. La Seine, impassible et immortelle Continue de couler, à jamais, Lascive, inhumaine, intemporelle… * © Patricia M. |
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